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Mardi 26 septembre 2006

   

     J’ai vu l’avant-première de Indigènes qui sort le 27 septembre 2006 (c'est-à-dire de mai n). L’action se déroule en 1943-1944 lors de la seconde guerre mondiale. Rachid Bouchareb, le réalisateur, a voulu raconter l’histoire de soldats originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique noire (qu’on appelait les indigènes) qui ont aidé à éliminer l’ennemi nazi de l’Italie et de la France. Saïd (Jamel Debbouze), Abdelkader (Sami Bouajila), Messaoud (Roshdy Zem) et Yasir (Sami Naceri) vont s’engager dans l’armée française pour libérer la France de la domination nazie. Ils seront menés par le sergent Martinez (Bernard Blancan) et vaincront en Italie, en Provence et dans les Vosges avant de se retrouver seuls à défendre un village alsacien contre des soldats allemands. Le jury du festival de Cannes a décerné le prix d’interprétation masculine aux cinq acteurs principaux et c’est vrai qu’ils jouent véritablement bien. J’avoue que j’ai souri dès la première scène car j’imaginais Jamel dans Astérix et Obelix, Mission Cléopâtre. Mais Jamel joue aussi bien le comique que le tragique et en plus il occupe le poste de coproducteur pour ce film. Vous allez dire que c’est encore un film sur la seconde guerre mondiale mai s ici le réalisateur s’est concentré sur la psychologie des cinq personnages. Chacun possèdent des motivations et des personnalités différentes mai s ils combattent ensemble en première ligne pour la même cause. C’est la dimension hu mai ne qui est mise en avant dans ce film. On est spectateurs mai s on tremble aussi avec eux quand ils se retrouvent face à l’horreur de la guerre et à la mort. Les scènes sont très bien filmées. Pour ceux qui aiment le raï, la BO est sortie avec des musiques composées par Khaled, Ahmed Wahbi et Armand Amar.

    Un petit plongeon dans l’Histoire avec mes recherches. L’Armée française va se reconstituer à partir du débarquement allié de novembre 1942 en Afrique du Nord. Le 3 juin 1943, le Comité National Français de Londres et le Commandement Civil et Militaire d'Alger, fusionnent, sous la coprésidence des généraux de Gaulle et Giraud, dans le Comité Français de la Libération Nationale (CFLN).  Cette armée va participer, aux côtés des alliées anglo-américains, aux combats de Tunisie, de Sicile, d'Italie, de Corse et le débarquement allié en Provence de l’été 1944. Ces troupes volontaires ou mobilisées, originaires d’Afrique du Nord et de l’Afrique noire, ont contribué à la victoire de la France contre l’occupation allemande. On s’arrête souvent sur l’action des résistants, sur la présence des forces américaines, sur le débarquement de juin 1944 sur les plages normandes, sur l’offensive soviétique sur le front de l’Est et on ne rend même pas hommage à ces hommes dans les manuels d’histoire ! Ce film est surtout un travail de mémoire. Il permet de faire un rappel sur cette zone d’ombre de l’histoire française, ces oubliés de la seconde guerre mondiale.

En 1959, alors que la décolonisation de l’Afrique se termine, ce sont les retraites et pensions d’invalidité de ces anciens combattants du Maghreb et d’Afrique Noire qui sont gelées… Les anciens combattants français ont des pensions dix fois plus élevées qu’eux. Cette inégalité est honteuse et en 1996, un ancien sergent-chef sénégalais, Amadou DIOP, porte plainte contre l’État français. En 2001, un arrêt du Conseil d’État lui donne raison à titre posthume, jugeant que cette distinction de traitement contrevenait à l’article 14 de la  Convention Européenne des Droits de l’Homme. Les gouvernements successifs se sont engagés à verser les pensions aux 80000 anciens combattants de l'ex-Empire colonial français. Le montant total de la somme qui leurs est due est de 1,85 milliards d'euros. Le 15 août 2004, Jacques Chirac rend hommage aux troupes coloniales en invitant plusieurs chefs d’état africains à la Commémoration du 60ème anniversaire des débarquements alliés en Provence. Une vingtaine de vétérans africains sont faits chevaliers de la Légion d’honneur. Malgré ces dispositions médiatiques derrière lesquelles la France se cache, la question de la «cristallisation» des pensions n’est toujours pas réglée. Et voilà comment la France remercie ces hommes ! Mais d’après ce que j’ai entendu aux informations hier soir, le film a fait une étincelle et peut-être que Jacques Chirac accélèrera le processus. C’est quand même scandaleux que la France se bouge grâce à un film, il était quand même temps…  

Vendredi 22 septembre 2006

    Il y a des personnes dépendantes à l’alcool, cigarettes, jeux, cocaïne, cannabis…. Et pour certaines, c’est Internet qui est devenu une drogue. Oui je sais la toxicité de l’ordinateur est moindre que celle de l’alcool ou de la cocaïne, c’est pas comparable mai s c’est destructeur d’une autre façon! Par contre, ça provoque un peu les mêmes effets que le cannabis : yeux rouges, complètement à l’ouest, euphorie, mollesse, humour pourri…

Les accros à Internet  sont moins actifs, plus solitaires, ont des difficultés à être satisfait, à prendre des décisions adéquates, à apprécier les activités quotidiennes et passent moins de temps avec l’être aimé. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont des constats faits dans des articles que j’ai lu sur ce sujet. Et puis quand on passe plus de 30 heures par se mai ne connecté, ces conclusions sont tout a fait crédibles!

 

Dressons un portrait robot du cyberdépendant et donnons ses caractéristiques pour le reconnaître facilement  (ici je ne traiterais que le cas masculin qui est de loin le plus fréquent):

- Le cyberdépendant est une personne avec 2 mai ns greffées : l’une sur la souris, l’autre sur le clavier et le cul scotché sur une chaise, un regard hagard tel un zombie, une attitude autiste…La plupart du temps, il vit dans le noir pour ne pas avoir de reflets sur son écran d’ordinateur. Généralement, il hiberne à partir du mois de mai et il se reproduit chaque jour…bon allez j’arrête mon délire.

- Il ne peut pas s’empêcher d’aller sur Internet même chez les gens quand il est invité sinon il éprouve une sensation de manque. Internet devient vite une obsession, il néglige les choses importantes de la vie comme chercher du boulot, ramasser les feuilles mortes, pour consacrer tout son temps devant l’écran de son ordinateur.

- Le cyberdépendant peut être à fond sur les jeux vidéo, les sites de cul ou de rencontre, les forums de discussion… Il choisit les forums qui correspondent exactement à sa personnalité, à ses passions et il parle avec des gens qui ont exactement les mêmes opinions. Il discute de banalités, de sujets plus sérieux, se divertit en bonne compagnie, séduit. De l’autre côté, on écoute, on réconforte, on rassure, on se sent compris ce qui fait défaut dans la réalité pour lui. Il recherche les personnes qui l’idolâtrent, il veut impressionner avec sa personnalité hors du commun pour flatter son ego. Quel plaisir de voir afficher son nom sur tous les forums où il n’y a aucunes réflexions intelligentes !!!!

- Il traque sans relâche les réponses à ses mai ls, les commentaires sur son blog et éprouve une jouissance extrême quand il en reçoit.

- Il  garde contact avec ses ex pour les garder sous le coude (on ne sait ja mai s il y a peut-être toujours moyen !) et collectionne les photos des filles faciles qui traînent sur les forums et qui sucent gratis.

- Ah oui le langage du dépendant à Internet ne comprend que quelques phrases comme : «On chat sur MSN, zarma ça nique ? », « Je te mettrais sur ma mai ling list si t’es mon copain », « Mais tout le monde aujourd’hui a un myspace t’es nul ou quoi ? », « Eh c’est quoi ton ICQ ? », « Ouah bidule a posté sur mon topic, elle m’a mis yummy trop cool ! »…

- Ah j’oubliais aussi, il télécharge tout et n’importe quoi à longueur de journée : « il faut que je télécharge cette chanson et ce film de cul et cette parodie…».

- Quand il arrive à quitter son monde virtuel pour le monde réel, le drogué du web se fait chier, rien n’est intéressant. Quel monde merveilleux la toile, il se sent comme dans un petit cocon ! Mais chaque moment dans le monde réel lui sert à mettre des topics sur son forum, à faire des posts pour son blog et à télécharger, télécharger, télécharger…

- Le démenti est très fort chez les accros à Internet, ils ne se rendent pas compte de cette emprise sur eux. La traditionnelle attitude consistant à dire « juste 2 minutes pour regarder mes mai ls » alors qu’ils restent 1 heure bloqués sur leurs sites préférés. On peut même mettre cela en parallèle avec le dépendant à l’alcool « juste un dernier verre ».

 En fait, le drogué du Web est pris dans un engrenage qui l’amène à fuir la réalité. Il se construit du coup sa propre vie sociale parce qu’il a peut-être des difficultés de socialisation et de communication. Ils ont l’impression d’avoir pleins d’amis, ça les rassurent et c’est tellement plus simple d’écrire sur un clavier sans personne de physique en face. C’est le sentiment d’être relié au monde entier qui prédomine quand ils sont sur Internet. Mais c’est une illusion, ils s’isolent dans leur coin et se renferme.

 

L’usage abusif d’Internet engendre des problèmes relationnels importants. Pour les proches et surtout celles qui partagent la vie d’un cyber dépendant, il y a un sentiment d’impuissance et elles se sentent trahies et délaissées (l’ordinateur devient l’amante, bah ouais le drogué du Web caresse plus les touches de son clavier et sa souris que sa copine !).

Mais faut se réveiller là, il y a des gens vivants à côté de vous qui n’attendent que de partager pleins de choses aussi, de discuter, de rire, d’échanger sur des sujets divers et variés. Il n’y a pas d’émotions et de réactions spontanées dans des conversations MSN ou sur des forums, c’est pas ça la vraie vie!

Internet est un super outil de recherche et c’est vrai que pour communiquer et échanger avec les gens qui sont loin c’est génial (la preuve, j’ai fait un peu ce blog pour ça) et je m'en sers aussi pour faire des recherches. Mais ça doit rester un outil et pas prendre une place trop importante pour remplacer la vraie communication.

Faut vivre avec son temps, c’est sûr on est au 21ème siècle mai s ça me fait pitié ces célibataires qui cherchent l’amour sur Internet ou les gens du boulot qui peuvent plus bouger leurs fesses de 2 mètres pour parler, faut toujours envoyer des mai ls, mai ls, mai ls!

Je demande le retour des bals, des lettres d’amour écrites à la mai n plus personnelle qu’une saleté de mai l, de la machine à écrire, des bougies…merde dans le temps les gens s’amusaient mieux! Je veux revenir dans les années 70  avec des gens qui avaient des sourcils au dessus du nez !!!!!!!!!!

Mardi 19 septembre 2006

Petite réflexion sur les films pornographiques et érotiques. En tout cas, ces mots suscitent toujours autant de réaction : « mmmmh », « berk », « aaaaah » bref on aime, on n’aime pas ou on en rigole comme moi. Que ça ne choque personne bien sûr, je vais être obligée de parler crûment car ça ne sera pas crédible si je parle de zizi ou minou !

Je rappelle érotique signifie relatif à l’amour physique, à la sexualité. Et la définition de pornographique est une représentation de sujets, de détails obscènes dans une œuvre littéraire, artistique ou cinématographique. Pour résumer, on voit des gros plans de chattes ouvertes et des grosses bites dans les pornos et juste l’acte vu de l’extérieur dans les films érotiques.

 

J’avoue, j’ai vu les 2. Films X sur Canal et films érotiques sur la 6. Je précise tout de suite que ça ne m’excite pas mai s alors pas du tout, cela s’appelle juste de la curiosité.

On retrouve des similitudes dans les deux genres comme les blondes crasseuses aux énormes seins, les différentes coupes de foufounes (vous voulez quoi madame, un ticket de métro ou l’intégrale ?), différentes formes de bites (la courbée, la extra large «  mai s comment ça rentre ? »), le scénario toujours aussi pourri avec des dialogues très constructifs : « oh oui, oui enfonce la bien ! », la soubrette cachée dans un coin qui se touche toute seule en regardant les autres jouir. Voilà pour les points communs.

 

Mais alors parlons de la place de la femme là-dedans !

Dans les films érotiques, je trouve qu’elle est au même niveau que l’homme, pas de violence et pas de soumission obscène. Par contre les histoires sont débiles à un point !! Dans celui que j’ai vu,  il y avait un gars invisible qui couchait avec des femmes sans qu’elles s’en  rendent compte. Alors à l’image ça donnait la nana qui simulait une pénétration toute seule; très drôle et pas crédible du tout. Surtout qu’il paraît que les gars se scotchent la bite pour ne pas bander car la pénétration est interdite.

Dans les films pornos, c’est crade, violent, dégradant et humiliant pour la femme. Il y a une sale image de la sexualité, pas de préliminaires, la femme comme simple objet sexuel pour les hommes. Tous les fantasmes pervers des gars sont regroupés là-dedans : double pénétration, partouses, éjaculation faciale et j’en passe. Mais je ne dis pas qu’il n’existe pas de grosses salopes qui aiment le cul sans sentiments, elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses. Et puis, vous allez me dire, on ne les a pas forcé les filles qui jouent là-dedans, elles ont l’air d’avoir mal mai s elles l’ont choisi ? En tout cas, faut pas s’étonner qu’il y ait pleins de gars qui baisent comme des bourrins quand on voit l’image horrible de la sexualité qui se reflète ici. Et les noms des titres sont pitoyables et ridicules.

  

Mais alors ces films ça sert à quoi ? C’est pour le pauvre célibataire qui n’a que sa mai n comme compagnie ou une bonne vieille poupée gonflable ou une pastèque ou son chien bref tout mai s pas de copines. Ou alors c’est pour les couples qui n’éprouvent aucun désir l’un pour l’autre et qui ont besoin de ça pour s’exciter. Peut-être aussi pour s’instruire et prendre un cours de Kama-Sutra. Ou alors juste pour se marrer et écrire un article.

 

J'ai vu le documentaire sur le premier film porno commercial « Deep throat » (pour les nuls en anglais comme moi, traduction « Gorge profonde »). En fait, c’est l’histoire d’une fille qui découvre que son clitoris se trouve au fond de sa gorge ! Bon bah vous l’aurez tous compris c’est un film sur la fellation, les pipes quoi  mai s en profondeur ! Et dans les seventies, pas de blondes siliconées, pas de pectoraux surdimensionnés mai s des filles normales et des moustachus, oui je sais c’est moins tripant ! Le film est sorti en 1972 et il traitait de sujets tabous comme l’orgasme féminin, la fellation… Mis à part le scénario hilarant et comique, c’était un vrai phénomène de société puisqu’il a donné lieu à une révolution sexuelle. Il y avait un objectif sain : banaliser la sexualité, la rendre normale et pas sale comme le pensent toujours les puritains.

Et aujourd’hui c’est carrément l’extrême, ça n’a plus du tout la même portée, les films porno c’est la baise pour la baise !

 

Moi, je le crie haut et fort, vive le sexe mais avec de l’amour, de la tendresse , de la douceur et des caresses !!!!!!!!!

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