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Vendredi 30 mars 2007

   J’adore les épices et si je pouvais, j’accrocherais des étagères à épices Ikea partout dans ma cuisine ! Je trouve ça beau la diversité des couleurs, l’odeur quand on passe à côté au marché et leurs différents goûts ! On a l’impression de voyager quand on cuisine des petits plats épicés !

Je voulais parler du curry car tout le monde pense qu’il ne provient que d’une seule plante. Mais ce n'est pas une épice mai s un mélange d'épices qui sert de condiment. On retrouve déjà la recette du curry dans un livre de cuisine datant du Ve siècle av. J.-C. Le curry, tel que décrit il y a 2 500 ans, n'a pas changé. Originaire d'Inde, le mot curry découle du mot kari qui signifie « plat en sauce » dans la langue tamoul et a été popularisé par les colons britanniques. Ainsi, le curry ou cari est un mot qui désigne à la fois un mélange d'épices ainsi que le plat qu'il condimente. En Inde du Nord, on préfère utiliser le mot massala qui signifie mélange. Il ne faut pas confondre avec la feuille de curry ou Caloupilé qui vient de l’arbuste Murraya koenigii et qui par ailleurs peut rentrer dans la composition de certains curry.

 

 

 

 

En Inde et au Pakistan, le curry est composé d'une vingtaine d'épices que l'on broie au mortier. Échauffé, il est ensuite bruni dans une noix de beurre ou une goutte d'huile. Commercialement, ce condiment est réduit en poudre et vendu sur le marché pour une utilisation rapide. Si la base du mélange est la même, le dosage, le nombre de composants peuvent varier d'une région à l'autre. On trouve ainsi de nombreuses variantes de curry allant du plus doux (ajout de noix de coco, amandes broyées…) au plus relevé (ajout de poivre et piment). Il se présente sous forme de poudre ou de pâte.

Quand on voit cette photo, j’ai un peu peur et j’ai à l’esprit les doubitchou roulés sous les aisselles ! Pourvu que le curry ne soit pas broyé avec les pieds !

Les mélanges d'épices complexes que sont les currys ont influencés les cuisines du monde entier comme celles voisines de l'Asie du Sud-est bien représentées par la Thaïlande (curry rouge ou vert thaï) ou plus lointaines comme celles d'Afrique (Kari d'agneau au Sénégal, ou le Ras-El-Hanout) ou encore celles des Antilles (en particulier les colombo). Le curry a aussi été adopté par les Chinois pour parfumer les plats de viande et les crevettes en sauce.

Le jaune est une couleur symbolique pour une bonne partie du sous-continent indien et en occident aussi et c'est le curcuma qui l'apporte. La composition et les proportions des ingrédients varient en fonction de l’origine, de l’approvisionnement et des traditions locales et familiales. Le curry contient généralement du gingembre, coriandre, cumin, cannelle, poivre, cardamome - piment et échalote caractérisant le curry de madras - puis fenugrec, graines de moutarde, galanga, feuille de curry, etc.…

Voici un rapide descriptif des épices principales qui entrent dans la composition du curry :

Cannelle (Cinnamomum verum)

 

La cannelle vendue chez nous vient de l'écorce d'un petit buisson, le canéficier. L'huile essentielle du canéficier peut provoquer une irritation de la peau. La cannelle aide aussi la digestion et stimule l'appétit.

Cardamome (Elettaria cardamomum)

 

On tire la cardamome des graines d'une plante qui ressemble au roseau. La récolte est pénible car il faut couper au ciseau chaque fruit l'un après l'autre. Cette épice possède des vertus digestives et expectorantes. On l'utilise avant tout contre les ballonnements et l'inappétence. Elle a aussi des effets antibactériens et agit en cas d'infections de champignons.

Clous de girofle (Syzygium aromaticum)

 

Ce que l'on vend dans le commerce sous le nom de girofle, ce sont les boutons du giroflier juste avant maturité. Au Moyen-âge, un collier de clous de girofle était censé protéger de la peste. Ils éloignent les mites et autres insectes. L'huile de girofle a de forts pouvoirs antiseptiques et désinfectants. Localement, les clous de girofle calment la douleur et passent pour légèrement aphrodisiaques.

Coriandre (Coriandrum sativum)

 

On mange les feuilles et les fruits de la grosseur de grains de poivre de cette plante annuelle. Les Romains connaissaient déjà ses propriétés antimycosiques et antibactériennes. La coriandre calme les inflammations, stimule la digestion et dénoue les crampes. La phyto-oestrogène qu'elle contient en fait un aphrodisiaque.

Cumin (Cuminum cyminum)

 

On n'emploie que les fruits minuscules de cette plante annuelle. Son odeur fait penser au citron et à l'anis. Le cumin est particulièrement riche en vitamines et en sels minéraux. Il devrait être particulièrement efficace contre les ballonnements, la fatigue et l'épuisement physique.

Curcuma (Curcuma domestica)

 

Le curcuma fait partie de la famille du gingembre. Le rhizome est séché et moulu. Depuis des millénaires, il constitue un ingrédient essentiel des mélanges d'épices. Le curcuma stimule le foie et la bile, et empêche même la formation des calculs biliaires. En Inde, on donne du curcuma aux enfants qui sont inattentifs à l'école. Il passe pour activer l'intérêt et la concentration. Il sert aussi d'antibiotique naturel et stimule la digestion.

Gingembre (Zingiber officinale)

 

On utilise le rhizome de cet arbrisseau semblable au roseau. La liste des agents bioactifs du gingembre découverts à ce jour est longue. Comme l'aspirine, le gingembre a la propriété de ralentir la coagulation du sang. De surcroît, il stimule l'activité de l'estomac et des intestins, il a des pouvoirs antiviraux et antibactériens et prévient les nausées. Lui aussi, surtout en Chine, a une solide réputation d'aphrodisiaque.

Muscade (Myristica fragrans)

 

Cet arbre tropical toujours vert fournit simultanément deux épices complètement différentes: la noix de muscade et la fleur de muscade. La noix de muscade est un hallucinogène naturel qui tend nettement à rasséréner l'esprit. Deux noix peuvent déjà avoir des effets mortels. A petites doses, la noix de muscade stimule l'appétit et la digestion.

Poivre noir (Piper nigrum)

 

On mange là les fruits à noyau d'une plante tropicale grimpante. Le poivre noir, blanc ou vert est un seul et même fruit à des degrés de maturité différents. L'alcaloïde très puissant qu'est la pipérine intensifie le métabolisme, abaisse le taux de cholestérol, stimule la salivation et améliore la digestion.

Safran (Crocus sativus)

 

La chère épice est tirée de la fleur. On est souvent confronté à du faux safran. Cette épice a quelque effet lors de douleurs nerveuses, de crampes et de règles douloureuses. En grande quantité, elle est toxique et narcotique.

Le curry possède donc pleins de vertus mai s quelques unes ne vont pas bien ensemble : aphrodisiaque et stimule la digestion. Il serait dommage de gâcher une nuit d’amour en allant aux chiottes toutes les 5 minutes !

Mardi 27 mars 2007

  En faisant mes courses, j’ai eu une soudaine envie de dattes, ça arrive même quand on n’est pas enceinte ! D’habitude les dattes sous vides sont dégueulasses, toutes sèches et pleines de sucre mais je me laisse tenter par une barquette qui n’a pas l’air trop mal. Et en regardant l’étiquette, je vois ce logo :

Ce label signifie que le produit a été élaboré par des travailleurs handicapés. Il rappelle au consommateur que le produit qu’il vient d’acheter constitue une action solidaire. Et là, je me dis enfin, on montre qu’une entreprise peut fonctionner avec des personnes handicapées

Alors je voulais saluer l’initiative de l’association APIHA (Association Pour l’Insertion des Handicapés Adultes) et tirer mon chapeau aux 6 entreprises qui emploient des travailleurs handicapés. Elles savent tirer profit de cette opportunité économiquement et apporte l’indépendance et l’estime de soi à des personnes rejetées du système (cf  http://sinequanon.over-blog.com/article-4554953.html).

L’APIHA est crée en octobre 1999 à l’initiative de le Direction Départementale du Travail du Lot et Garonne (47) et de la sous-préfecture de Marmande. Elle permet d’aider les personnes handicapées souvent sans réelles qualifications à s’insérer dans la vie professionnelle. Elle propose des formations sur différents métiers et donne les moyens à des personnes en difficultés de s’émanciper et de se sentir utiles au sein de l'une des 6 entreprises adaptées. L’objectif est de les accompagner dans leur évolution professionnelle et pourquoi pas de les aider à s’investir dans une entreprise traditionnelle. L'APIHA compte 280 personnes en CDI, dont 230 handicapés.
Les entreprises adaptées sont cependant de véritables entreprises avec des statuts et des obligations équivalents à ceux d'une structure classique (contrat de travail, convention collective…).

Les produits et prestations de l’APIHA sont réalisés dans 2 do mai nes : l’industrie agroalimentaire et  l’industrie du bois, métaux et cuir. Les 6 entreprises adaptées fabriquent ou conditionnent des produits sous marques propres (Les Jardins d'Aquitaine, Maître potager, festifruits, Saveurs & Epices, Le Confortable,…). Elles réalisent également des prestations de services pour le compte de gros industriels, la Grande Distribution , les PME et PMI, les collectivités et les particuliers.

Voilà en résumé les activités des 6 entreprises adaptées dans le Lot et Garonne :

Agen : Conditionnement de fruits et légumes frais et d'herbes aromatiques fraîches.

Saint Pierre sur Dropt : Conditionnement de fruits secs, d'herbes aromatiques sèches, d'épices, d'olives et d'aides pâtissière.

Casteljaloux : Dénoyautage manuel de pruneaux.

Mauvezin-sur-Gupie : Menuiserie, mécanique, fabrication de tricycles, entretien bâtiments, espaces verts, traçage de parkings et entretien de caddys...

Miramont-de-Guyenne : Fabrication de chaussures et semelles orthopédiques, de confort et de sport.

Fumel : Découpe et conditionnement de "rubans parfumés", réalisation de coffrets cadeaux (collectivités, CE), flaconnage bidon accumulateurs de froid, campagnes publicitaires (mises sous pli), réalisation de corbeilles de fruits (pruneaux dattes abricots), de corbeilles coques "mendiant".Création et entretien de parcs et jardins pour les entreprises, les collectivités et les particuliers.

Festifruit affiche un chiffre d’affaire passé de 2,3 millions d’euros en 2000 à plus de 5 millions en 2005 même avec une chaîne moins productive que les entreprises ordinaires. Devant ces chiffres, les préjugés ne peuvent que tomber et espérons que d’autres entreprises suivent cet exemple mais ce n’est pas encore gagné...

http://www.apiha.com/philosophie.html

Vendredi 23 mars 2007

  Je me suis mise à apprécier la lecture très tard, vers 17 ans. J’en avais tellement marre qu’on nous impose des livres classiques au collège et au lycée que ça m’a dégoûté. Et puis à partir du moment où j’ai commencé à prendre le temps de choisir des livres qui m’intéressaient, ça a été le déclic.

Par contre, c’est relativement rare que je dévore un livre en 2 jours tellement l’histoire me passionne. Mais j’en ai lu quelques uns dont « Ensemble c’est tout » fait partie.

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences...». Cet extrait du livre résume assez bien l’histoire. La couverture avec ses pastels colorés avait attiré mon oeil. Et puis le jour où la libraire m’a mis le livre entre les mai ns, je me suis dit qu’il était gros et que je mettrais pas mal de temps à le finir. Mais ça n’a pas du tout été le cas. J’ai englouti les lignes comme une plaquette de chocolat. Parce que l’histoire de ce livre fait le même effet que le chocolat : on ne peut pas s’arrêter, ça fonctionne comme un anti-dépresseur et on est déçu quand c’est fini ! C’est la rencontre entre 4 personnes un peu rejetées de la vie : Camille, Franck, Philibert et Paulette. Camille est femme de ménage, aime faire des esquisses. Elle est limite anorexique et pense qu’elle ne plaît pas aux hommes. Franck est cuisinier, très macho, fait de la moto et aime sa grand-mère Paulette qui l’a élevé. Paulette est fragile et drôle, elle adore sa mai son, son jardin et ses animaux et ne veut pas finir sa vie dans un hospice. Et puis il y a Philibert, personnage un brin coincé, timide, bègue, fan d’histoire issu d’une famille bourgeoise et très attentionné.

Voilà pour les présentations de ces 4 personnes qu’apparemment tout sépare. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, ils qui vont apprendre à se connaître, à s’apprivoiser, à s’aimer et à vivre ensemble. C’est vraiment une leçon d’humanité et tout serait si simple dans ce monde si les gens devenaient moins égoïstes ! Ce qui est génial avec ce livre c’est qu’on se met avec les personnages comme si c’était nos amis et on a l’impression de les abandonner quand on arrive à la fin. Ce bouquin est rempli d’amour. Il y en a qui vont dire que c’est cul-cul mai s peu importe, un peu d’émotion et de bonheur, ça fait du bien de temps en temps.

L’auteur Anna Gavalda est né le 9 décembre 1970. Après avoir grandie en Eure-et-Loir, elle est envoyée en pension, à quatorze ans, à la suite de la séparation de ses parents. Elle obtient une maîtrise de lettres à la Sorbonne. Elle cumule ensuite les métiers de chroniqueuse dans des journaux, de professeur de français, d'assistante vétérinaire et de maman de deux enfants.
 « Ensemble, c'est tout » est son quatrième livre après « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part »  (Prix RTL), « Je l'ai mai s » et « 35 kilos d'espoir » (livre pour enfants). Elle continue à écrire dans la région parisienne, en Seine et Marne.

Depuis mercredi, il y a l’adaptation cinématographique réalisée par Claude Berri. Au départ, j’étais pas motivée pour aller voir ce film car j’avais tellement peur d’être déçue vu que je m’étais donné ma propre image des personnages. Mais bon le résultat est pas mal mai s je préfère de loin le bouquin. Audrey Tautou interprète le rôle de Camille, Guillaume Canet celui de Franck. Pour Philibert c’est Laurent Stocker et pour Paulette c’est Françoise Bertin. Par contre, Philibert n’était pas à la hauteur du personnage du roman, il a un peu gâché le film. Enfin, juste pour voir Guillaume Canet, ça valait le coup…

 

Maintenant il ne me reste plus qu’à lire « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part »  (en espérant qu’il soit mieux que « Je l’ai mais » un peu nul)  et à attendre le prochain…

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